
Bonjour à tous.
La qualité de vie au travail est un thème d’actualité qui fédère énormément les énergies, quelle que soient leur source et quels que soient les milieux professionnels concernés : privés ou public.
Lors de ma participation à la journée RH 2.0 – http://www.hrchannel.com qui s’est déroulée à Saint-Ouen dans les locaux de la société WEBCASTORY, j’ai eu l’occasion de rencontrer les responsables de la plateforme communautaire http://www.alloboulotbobo.fr/ (ABB) dont le crédo est “Travailler mieux pour vivre mieux”.
Je trouve cette plateforme riche et pertinente car elle permet à chacun de se retrouver dans le cadre d’un éventuel mal-être au travail : stress, harcèlement, estime de soi etc.
En discutant avec l’équipe ABB, j’ai pu réaliser qu’effectivement, lorsqu’il s’agit de s’épanouir au travail et de mieux vivre son quotidien professionnel, les limites privé-public ont tendance à disparaître.
J’avais d’ailleurs écrit un article sur ce blog que j’avais intitulé “Zoe SHEPARD, Philip SION … Quand les fonctionnaires hurlent à l’aide” et dans lequel j’avais présenté la manière dont le mal-être au travail avait commencé à pénétrer le milieu de la fonction publique territoriale.
Ainsi, suite à cette rencontre et après une journée d’échanges fructueux, une interview m’a été proposée par les responsables de http://www.alloboulotbobo.fr/ afin de faire le lien entre la qualité de vie au travail et l’environnement des collectivités.
L’interview est désormais en ligne ICI
Je vous en laisse lire un extrait :
- ABB : Laurent, que signifie pour vous Bien-être et Qualité de Vie au Travail ?
De ce que j’ai pu observer, il me semble que beaucoup de personnes sont en quête de sens. Le malaise que l’on constate dans les environnements professionnels, au-delà de phénomènes terribles tels que le harcèlement moral, provient souvent d’une perte de repères. Le rythme du quotidien s’accélère, les gens s’éloignent toujours un peu plus les uns des autres et au final, le malaise survient. Nous sommes à une époque assez paradoxale : globalement nous vivons mieux qu’il y a 50 ans et pourtant les gens ne se sont jamais aussi senti perdus professionnellement.
Du fait de la mondialisation, la segmentation des missions d’une même entreprise amène parfois les individus à ne plus être que des exécutants ou des ‘forwardeurs’ d’informations au sein de la même entité. Je fais référence à des usines uniquement dédiées à des phares ou des rétroviseurs alors qu’à une époque une même usine produisait tous les composants d’un véhicule. Phénomène positif : des filières abandonnées et plutôt manuelles (maçonnerie, électricité, boucherie …) reviennent en force et sont adoptées par des gens destinées à des cursus scolaires longs mais qui refusent un effet tunnel qui les amènent vers des emplois de bureaux, segmentés et pouvant mener justement à une perte de sens.
Je pense donc que, pour les années à venir, le bien-être et la qualité de vie au travail se trouveront au sein de 4 éléments fondamentaux : Un environnement qui donne un sentiment d’appartenance, l’impression pour les individus d’être unique et important, le sentiment de faire quelque chose d’utile avec une vraie valeur ajoutée, un environnement chargé de relation avec les autres.
- ABB : Comment définiriez vous ces notions dans la fonction publique territoriale ?
La fonction publique territoriale est la fonction publique qui est la plus porteuse de sens. La diversité des métiers y est infinie : de la voirie à l’urbanisme, du culturel au sportif, des finances aux systèmes d’informations.
A bientôt,
Laurent.



